L'ostéoporose de la spondylarthrite ankylosante (Osteoporosis in ankylosing spondylitis)
Auteur(s) Toussirot E. ; Wendling D.
Affiliation(s) du ou des auteurs: Service de Rhumatologie (Pr Wendling), Hôpital Jean Minjoz, CHU, Besançon, France
Résumé Parallèlement au phénomène de construction osseuse, la spondylarthrite ankylosante peut provoquer une ostéoporose. Celle-ci est connue depuis longtemps et constatée radiologiquement. Elle est responsable d'une augmentation de la fréquence des tassements vertébraux par rapport à la population générale. Cette ostéoporose intervient également dans la physiopathologie des fractures rachidiennes vraies post-traumatiques qui siègent préférentiellement à l'étage cervical. Les méthodes de mesure de la masse osseuse ont confirmé l'existence de cette ostéoporose qui siège au rachis lombaire et au col fémoral, tout en épargnant le squelette périphérique. Elle est constatée dès les formes précoces de la maladie tandis que les mesures ostéodensitométriques des formes tardives sont faussées par les syndesmophytes. Cette ostéoporose est probablement multifactorielle, faisant intervenir l'immobilité rachidienne relative du fait de l'ankylose progressive, certaines cytokines inflammatoires qui interviennent dans le remodelage osseux, la prise prolongée d'anti-inflammatoires non stéroïdiens, ainsi qu'une carence hormonale relative en stéroïdes sexuels. Il ne semble pas exister d'anomalies franches du métabolisme phosphocalcique. Enfin, cette ostéoporose mériterait une étude histomorphométrique en crête iliaque afin de mieux en préciser les mécanismes.
Revue
La Presse médicale (Presse méd.) ISSN 0755-4982 CODEN PRMEEM
Source / Source
1996, vol. 25, no15, pp. 720-724 (32 ref.)
Source:
http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=3059032Autres renseignements :
http://www.prevention.ch/losteoporose.htmVoir aussi ICI