Dossier : EULAR (European League Against Rheumatism)
Rhumatologie: : une moisson d'innovations
24/06/2010 | Rhumatologie
Le congrès de l'EULAR est une occasion privilégiée pour présenter les grandes avancées de la rhumatologie. L'édition 2010 ne fait pas exception. Parmi les nouveautés marquantes : les vaccins innocentés dans la polyarthrite rhumatoïde, les stratégies thérapeutiques optimisées dans cette affection, l'importance confirmée du risque cardiovasculaire dans les pathologies inflammatoires... Sans oublier les derniers progrès des biothérapies.
La polyarthrite rhumatoïde confère le même risque cardiovasculaire que le diabète de type 2. Un risque accru de maladies cardiovasculaires est également observé dans la spondylarthrite ankylosante.
« La polyarthrite rhumatoïde (PR) est un facteur de risque indépendant
d'infarctus du myocarde. Ce risque est comparable à celui du diabète de type 2, d'où l'importance d'une détection précoce de la PR, en vue de mettre en place une prévention cardiovasculaire. » Telles sont les conclusions des auteurs d'une étude danoise (Lindhardsen J. et al). Ils ont comparé l'incidence de l'infarctus du myocarde chez les patients atteints de PR ou de diabète de type 2 (DNID), à l'échelle de l'ensemble de la population danoise âgée de 10 ans et plus au 1er janvier 1997 — soit plus de 4,6 millions de personnes. Au total, 10 300 patients ont développé une PR et 132 189 patients un DNID durant les 10 ans de suivi. Résultats : le risque relatif d'infarctus du myocarde est de 1,75 chez les patients PR et de 1,89 chez les patients DNID, soit un risque comparable. Chez les hommes, le risque relatif est de 1,74 dans la PR et de 1,79 dans le DNID, soit un risque également comparable. Chez les femmes, le risque est légèrement inférieur dans la PR (RR = 1,62) que dans le DNID (RR = 1,98). Par ailleurs, le risque d'infarctus est considérablement accru chez les patients atteints de PR les plus jeunes. Ainsi, les femmes de moins de 44 ans voient leur risque d'infarctus multiplié par 6,87, par rapport à la population générale !
DANS LA SPONDYLARTHRITE ANKYLOSANTE AUSSI
Les maladies cardiovasculaires sont également plus fréquentes chez les patients atteints de spondylarthrite ankylosante. C'est le constat dressé par une équipe suédoise (Bremander A. et al), qui a chiffré cette augmentation du risque chez 1 374 patients (60 % d'hommes) âgés de 20 ans ou plus vivant dans une région de Suède, chez qui un diagnostic de spondylarthrite ankylosante (SA) a été posé entre 2004 et 2007. La survenue de maladies cardiovasculaires a été notifiée chez ces patients, puis comparée à la population générale — soit 918 455 sujets de 20 ans et plus — appariée selon l'âge et le sexe. Résultats : chez les patients SA, le risque d'hypertension artérielle apparaît multiplié par 2,7 (2,8 pour les hommes et 2,5 pour les femmes). Le risque de maladie ischémique cardiaque est multiplié par 2,6 (2,7 pour les hommes et 2,5 pour les femmes). Le risque de survenue d'un infarctus aigu du myocarde est multiplié par 1,5 (1,3 pour les hommes et 2,4 pour les femmes). Enfin, une tendance à l'augmentation du risque de diabète de type 2 est observée chez les femmes (risque relatif de 1,7).
Source : http://www.impact-sante.fr/Medecine/accueil/
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SPA diag 11/06, début en 97
HLAB27 neg
TTT : Novatrex 12.5mg, SLZ 2g/j, Kétoprofène 150 2/j, Pantoprazole 40, Tramadol LP 100, Ibuprofène 400, Laroxyl 8 gttes, Ac. folique
Pathologies associées : MICI indifférenciée, pso, algodystrophie